Un week-end automnal ponctué par de très belles performances de nos réprésentantes et représentants du demi-fond!
Samedi 12 octobre c’est aux 100 km d’Amiens que notre coureur émérite Nicolas BOREL s’attaquait. C’est au terme d’une course parfaitement gérée et d’une allure maîtrisée de bout en bout qu’il franchit la ligne en 9h33. 52ème place au championnat de France de la distance!
« Somme » toute pour une 1ère sur la distance c’est une très belle marque, venant concrétiser une préparation sérieuse concoctée par notre sorcier en chef, Kyja !
En Seine et Marne cette fois c’est du côté de Croissy-Beaubourg que sont retrouvés plusieurs athlètes pour faire honneur à la course organisée par notre collègue Brice. Maxence FOURNIER et Ibrahim ZANZAN s’alignaient sur la distance de 10 km tandis que Rémi AGESILAS et Thierry PAPPALARDO étaient engagés sur le format 5 km.
« C’est enarme » (lire « Seine et Marne » ) ce que vous avez fait les gars!
Ce dimanche c’est au semi-marathon de Reims que se déplaçaient plusieurs courageuses et courageux pour braver ce « semi des Rois ». Le tout sous la bienveillance de notre expatrié Christophe MARANDON qui a accueilli tout ce petit monde avec le coeur comme toujours!
Bien leur en a pris car se sont 3 RP qui se sont ainsi déclenchés! Bravo Vanessa COLLOT, Gladys ELENA, David PETIT, Carlos, et Mohamed TOBJI pour ce festival!
« Champagne » donc à tous nos représentants et bravo pour ces RP!
Et enfin pour finir aux 20 km de Paris le groupe « loisirs » s’était déplacé en nombre pour accompagner nos demi-fondeurs Ludovic PIERRONNET et Philippe de BRITO
La saison 2024-2025 démarre en fanfare avec déjà beaucoup de belles prestations de nos athlètes!
Pêle-mêle, nous retrouvons MEGA aux épreuves suivantes:
Les 100 km de Millau, avec une exceptionnelle 2ème place au scratch pour Toni CAPORALE, accompagné par notre Arthur MAES pour le seconder à vélo. 7h17 au chrono, une performance monumentale!
Le mara-trail de Marne et Gondoire qui s’est tenu le 29 septembre, course organisée avec le soutien du club et qui a vu beaucoup d’athlètes s’élancer sur les différents formats (12 km, marathon en individuel, marathon en relais). Bien leur en a pris!
Nicolas BOREL se hisse à la 1ère place de sa catégorie (M3H) sur le marathon, Nicolas CHAROY 1er au scratch sur le format 12 km et suivi par Guillaume THIAULT pour une belle 8ème place. Philippe TOMAS finit 1er M4.
Ces dames ont fait une razzia sur les podiums, juges-en plutôt: Elodie finit 3ème dans la catégorie des M1F, Nathalie 1ère M3F, Caro 3ème M4F, Vanessa 5ème M1F
Notre Franck BORDERON se hisse à la 2nde place parmi les MH4 lors des 10 km de Corbeil
Les 10 km d’Odysséa à Vincennes le 6 octobre avec Cédric LEBOUILLE, Ibra, Nicolas BOREL et votre serviteur (Augustin de PREVILLE) pour récolter des fonds au profit de la recherche sur le,cancer du sein , et ce même jour le trail du soldat de la Marne avec une présence remarqué d’Emmanuel GIORDANA sur le format 11 km, avec une belle 2ème place en catégorie M3!
Finisher de cette course mythique en 2021 et contraint à l’abandon l’an dernier pour cause de blessure, c’est l’esprit revanchard et en pleine possession de mes moyens que je me retrouve pour la troisième fois sur la Place du Triangle de l’Amitié au départ de l’UTMB. Solène, ma coéquipière de la TeamRunners77, est au départ avec moi pour son premier UTMB.
Mon équipe de suiveurs sur place est constituée d’Aurélia pour l’assistance dans les zones autorisées, Gérard, mon ostéopathe, ainsi que Liily et Jérôme. La Force aussi est avec moi, celle que m’envoient mes proches par la pensée.
Cette année j’ai pris un dossard solidaire, ce qui signifie que je cours aussi pour le compte d’une Association. J’ai choisi de soutenir l’Association « Sébio Solidarité Secours en Montagne ». (https://www.sebio-ssm.fr/). Créée en 2013 après de nombreux accidents survenus au sein des unités de montagne de la Gendarmerie, elle a pour but de maintenir le lien entre les familles et les membres des unités de montagne de la Gendarmerie et tous les acteurs du secours en montagne qui travaillent avec eux. Plus qu’une fierté, c’est pour moi un honneur de courir pour Sébio.
Je sais parfaitement à quel point cette course est impitoyable et impose l’humilité mais je me fixe néanmoins l’objectif de passer sous la barre des 40 heures (j’ai terminé en 42h40 en 2021). Une fois passé l’inoubliable cérémonial du départ sur la musique Conquest of Paradise de Vangelis, nous fendons la foule toujours plus nombreuse et enthousiaste dans les rues de Chamonix.
À la sortie de la ville Solène et moi nous prenons la main, comme pour se transmettre de l’énergie mutuellement, puis chacun prend son envol. Il est 18h00 ce vendredi 30 août. Je me mets immédiatement dans ma bulle et les premiers kilomètres, très roulants jusqu’au premier ravitaillement des Houches, passent sans que je m’en aperçoive. Seul fait notable sur cette portion, la présence de Courtney Dauwalter, vainqueur de l’édition 2023, qui nous encourage avec beaucoup d’énergie au milieu du public ! La première montée sérieuse se présente alors devant moi, suivie d’une longue descente jusqu’à Saint-Gervais (KM 21 / VEN 22:47:54 / 02:43:02 de course / 867°). Cette partie de course permet déjà de savoir quelles sont les sensations du moment et les miennes sont excellentes ! Ravitaillement express à Saint-Gervais et je file vers les Contamines (KM 31 / VEN 22:14:18 / 04:09:26 de course / 822°), où je retrouve Aurélia, mon assistante exceptionnelle. Aucun détail n’a été négligé. Nous avons préparé et étiqueté des sacs de vêtements de rechange par ravitaillement ainsi que des listes de choses à faire (charger la montre et le téléphone, mettre dans mon sac de course tel ou tel produit alimentaire, etc…). Lilly m’attend à la sortie du ravitaillement avec sa cloche qu’elle fait carillonner joyeusement. Nous nous donnons l’accolade et je poursuis ma route riche de ce moment de partage.Après les Contamines nous nous enfonçons au cœur de la nuit et les premières grosses difficultés s’enchaînent : le Col du Bonhomme et le Col de la Croix du Bonhomme. Pendant la montée, au ravitaillement de la Balme, je m’arrête brièvement pour boire un thé. La bénévole qui me le sert me regarde et me dit : « vous êtes de Bussy, non ? » Elle m’explique qu’elle est de la Section Trail du club de Bussy et qu’elle m’a souvent vu courir là-bas. La descente vers le ravitaillement des Chapieux (KM 51 / SAM 02:30:07 / 08:25:15 de course / 1 068°) s’effectue sans histoire. Je m’attable pour boire un bouillon de riz quand j’entends : « C’est toi, Joël ? ». Un coureur m’a reconnu en visionnant les vidéo Youtube de mon ami Adrien sur lesquelles j’apparais souvent. Dingue !
Après les Chapieux les difficultés augmentent encore d’un cran avec la terrible montée du Col de la Seigne (traversée de la frontière italienne), puis celle du Col des Pyramides Calcaires, un enfer minéral ! Je dois vous parler du passage du Col de la Seigne. Le col est très exposé et on le voit de loin. Quand il apparaît à ma vue je suis époustouflé par le spectacle : les organisateurs ont installé une montgolfière au sommet, identique à celle de la vasque olympique.
Superbement éclairée elle ressemble à un phare qui nous guide dans la nuit. Plus je me rapproche, plus le spectacle est saisissant, jusqu’à ce que je comprenne ma méprise : il ne s’agit pas d’une montgolfière mais de la Lune ! La Lune comme je ne l’ai jamais vue, si proche, si pleine, si belle. Un moment sublime dont je me souviendrai toujours.
Passé ce moment de grâce le jour se lève enfin alors que j’atteins le ravitaillement du Lac Combal (KM 69 / SAM 06:50:45 / 12:45:53 de course / 1 124°) dans un décor d’une beauté inouïe, magnifié par une lumière splendide.
La fin de la nuit a été très difficile pour moi. J’ai pris soin de bien m’alimenter depuis le départ mais mon estomac me joue néanmoins des tours. Je vomi même un peu avant d’arriver au Lac Combal. Je décide donc de m’y arrêter plus longtemps que prévu. J’y mange doucement un bouillon accompagné de riz qui me revigore, et je repars vers Courmayeur, ravit aliment stratégique où mes suiveurs m’attendent. Parc des Sports de Courmayeur (KM 83 / SAM 09:33:17 / 15:28:25 de course / 1 099°). J’y reste une heure pendant laquelle je dors 15 mn, mange des pâtes et de la pizza – nous sommes en Italie ! – et me change entièrement. À la sortie Lilly fait encore carillonner sa cloche pour mon plus grand plaisir !
C’est donc ragaillardi que j’attaque la montée vers le Refuge Bertone. Un jeune coureur m’emboite le pas et, en cadence, nous gravissons cette difficulté en 1h18 en gagnant 51 places ! Il me remercie chaleureusement et continue sa route tandis que je prends le temps de remplir mes flasques. Oubliées les mauvaises sensations de la fin de nuit, me voilà à nouveau dans un état d’esprit conquérant ! Je gagne encore 44 places pendant les 8 km suivants mais je ressens de plus en plus les effets du manque de sommeil. Je tente de lutter mais ma vue se trouble et je commence à tituber.
Alors je décide de m’arrêter pour faire une sieste de 5mn. Ce court repos me permet de repartir convenablement et d’atteindre le ravitaillement d’Arnouvaz (KM 101 / SAM 14:25:59 / 20:21:07 de course / 1 020°). Je prends encore une fois le temps de bien m’alimenter car le Grand Col Ferret qui m’attend dès la sortie du ravitaillement est un véritable juge de paix : 4,6 km pour 750 mètres de D+ ! Il me faut près de 2 heures pour atteindre le sommet, à 2,4 km/h de moyenne (soit 25:20/km) sous une chaleur accablante. Je n’ai plus de forces, je me traîne, je subis, je fais encore une sieste de 5mn et malgré tout je gagne 23 places dans la montée ! Je m’approprie ce dicton : « Quand je me regarde je me désole, mais quand je me compare je me console ». Cette montée était jonchée de « cadavres » à la dérive. S’ensuit une interminable descente de 21 km. Après les 10 premiers km de descente j’arrive au ravitaillement de La Fouly (KM 116 / SAM 17:54:21 / 23:49:29 de course / 941°) en état de mort cérébrale. J’ai passé de longues heures en montagne, le plus souvent seul, et je ressens un grand sentiment de solitude, voire de spleen. Je me demande comment je vais pouvoir finir la course dans cet état, sans néanmoins jamais envisager l’abandon. Mais je sais que sur ces épreuves d’ultra endurance, tout peut changer rapidement… Juste avant le ravitaillement j’aperçois mon ami Jérôme (Finisher UTMB l’année précédente) qui est venu à ma rencontre m’apporter son soutien. Revoir un visage ami et bienveillant, après ces heures de solitude à broyer du noir, me fait un bien fou. Il trouve les mots justes, me donne les conseils avisés et me galvanise. Merci Jérôme !
Je quitte le ravitaillement assez rapidement et me lance sur un profil de terrain qui me convient bien, constitué principalement de longs faux-plats descendants sur lesquels mes jambes de routier font merveille.
C’est ainsi que je rejoins le ravitaillement de Champex-Lac (KM 130 / SAM 20:27:58 / 26:23:06 de course /832°) juste avant la tombée de la nuit. Je gagne une centaine de places en 14 km !
Le ravitaillement de Champex-Lac marque la porte d’entrée vers la deuxième nuit de la course. Il est très important d’y reprendre des forces. Je dors 20 mn, me change entièrement et m’imprègne des mots d’encouragement pleins de douceur que m’adresse Aurélia.
J’ai néanmoins très mal aux jambes alors Gérard, mon ostéopathe, en quelques gestes précis et efficaces, éteint en partie le feu qui consume mes quadriceps. Merci Gégé !
Il reste 46 km et trois sévères montées et descentes. C’est une partie du parcours que je connais bien et que j’apprécie. Je m’y engage donc sereinement. Je passe au ravitaillement de la Giète (KM 141 /DIM 00:15:35 / 30:10:35 de course / 844°). Ça y est, nous sommes dimanche ! Je ne suis jamais préoccupé de mes temps de passages ni de mon classement alors je n’ai pas la moindre idée si mon objectif de battre les 40 heures est encore possible. Et, à ce stade de la course, je n’ai plus la force pour faire du calcul mental.
Malgré les soins de Gérard à Champex-Lac, mes quadriceps recommencent sérieusement à être aux abonnés absents. Je m’efforce cependant d’avancer aussi efficacement que possible. Le sommeil ne me quitte plus et je suis contraint de faire encore deux micro siestes, allongé sur une parcelle d’herbe ou sur un rocher !
Bon an, mal an, je finis par arriver au ravitaillement de Vallorcine (KM 158 / DIM 05:27:35 / 35:22:43 de course / 837°). Et là Aurélia me dit : « regarde bien ta montre, qu’indique-t-elle ? ». Je lis 35:22:43 et comprends immédiatement où elle veut en venir . De Vallorcine il faut environ 4 heures pour rallier l’arrivée. 35 + 4 = 39, autrement dit l’objectif de finir en moins de 40 heures me tend les bras ! Je prends néanmoins encore le temps de bien m’alimenter et quitte Vallorcine après 35:48:26 de course. Il me reste donc 4h11 pour arriver dans mon objectif ! C’est le mors aux dents que j’attaque les premières pentes vers le Col des Montets. Mais, encore une fois écrasé de sommeil, mon contre-la-montre commence par ma 5 ème micro sieste de la course ! Au final vais dormir une heure en temps cumulé. Je retrouve néanmoins de l’énergie, décuplée par le lever du soleil. L’euphorie de l’arrivée proche s’empare de moi et la magie du corps humain s’opère : subitement je ne ressens plus aucune douleur ni fatigue. Je me surprends à courir sans effort dans les montées ou mes compagnons de route tentent de rallier Chamonix comme des âmes en peine. Et voilà qu’apparaît déjà le ravitaillement de la Flégère qui marque la fin de la dernière montée (KM 170 / DIM 08:48:17 / 38:43:25 de course / 807°). Je traverse le ravitaillement sans m’y arrêter et m’engage résolument dans la descente. Il faut un peu moins d’une heure pour arriver à Chamonix alors je réalise que je vais assurément réussir
Mon objectif. L’euphorie est à son comble. De surcroît, comme un signe du destin, je croise Dawa Sherpa (vainqueur de la première édition de l’UTMB) qui monte vers la Flégère. Je l’interpelle, nous échangeons quelques mots et après une solide poignée de mains je repars de plus belle vers l’arrivée. Les derniers kilomètres, les larmes aux yeux, sont un pur bonheur. Je reçois des dizaines de mots de félicitations, chargés de respect et d’émotion, du public déjà nombreux pour assister à ce spectacle des forçats de la montagne qui rentrent à bon port. L’entrée dans la rue principale de Chamonix est émotionnellement indescriptible, mélange de soulagement et de satisfaction ultime, de fierté aussi. C’est aussi le moment de célébrer la réussite avec ses proches, présents ou non.
Pour conclure j’ai envie de dire que cette course réussie est idéale pour tirer ma révérence sur l’ultra trail. Je retournerai en montagne, bien sûr, mais sur des formats plus courts. Le chemin pour en arriver là a été long et difficile, il rend la vue de l’arche d’arrivée encore plus merveilleuse. Alors je profite pleinement de ces dernières secondes car je sais déjà que je ne referai plus l’UTMB. Je franchis la ligne 09:44:48, à la 782 ème place (7 ème M5), en 39:39:56, après 176km d’efforts. Mon bonheur est total, d’autant plus que je suis accompagné dans le succès par ma vaillante
Coéquipière Solène, qui franchit la ligne à la 1 152 ème place (17 ème dans sa catégorie) dans l’excellent temps de 42:44:42. Bravo Sol, respect éternel ! Pour la petite histoire, sur 2 761 participants au départ, 1 001 ont abandonné. Le taux de finishers est donc de 63,7%, ce qui fait de cette édition 2024 la troisième la plus dure de ces 10 dernières années La canicule a fait des ravages !
Mais je ne peux finir ce texte sans rendre un hommage appuyé à Aurélia, binôme extraordinaire tout au long de la course. Elle est absolument indissociable de ce succès qui est donc aussi le sien. Je remercie aussi de tout mon cœur tous ceux qui m’ont fait l’honneur de me suivre avant et pendant l’épreuve. Votre soutien est un trésor inestimable.
Courir la CCC était pour moi un rêve, tant cette course est mythique : un départ en Italie à Courmayeur dans une ambiance plus que festive, une bascule en Suisse au sommet du grand col Ferret en direction de la Fouly et Champex Lac, et un finish en France, via La Flégère et une traversée magique dans la ferveur indescriptible et si émouvante des rues de Chamonix.
Depuis mon arrivée à MEGA en septembre 2016, je suivais chaque été les épopées de nos traileurs, Virginia, Thierry, Joël et notre géant Hervé…leurs aventures si inspirantes me faisaient rêver et je finissais par me persuader que moi aussi, peut-être un jour…….
Alors, j’ai enchainé les kilomètres et les D+, progressivement, suivant les conseils avisés de l’indispensable Jacky, jusqu’à cette inscription à la CCC, mon tout premier format 100K. Pour autant, s’imaginer finir une course de ce format en étant seul est à la fois illusoire et présomptueux…alors, j’ai eu la chance d’être accompagné dans cette extraordinaire aventure humaine par Julien, qui aura été un soutien précieux, sans lequel je n’aurais sans aucun doute pas vu l’arche d’arrivée chamoniarde. Son assistance tout au long de la nuit, il n’a pas dormi non plus une seconde, aura été digne de celle dont bénéficient les élites : calme, serein, motivant, réconfortant, confiant, organisé, il a rempli son rôle au-delà de ce que je pouvais espérer : un immense merci à lui.
Et cerise on the cake, il m’attendait à l’entrée de Chamonix, des valises sous les yeux mais l’appareil photo en mains, pour immortaliser notre traversée de la ville, et cette dernière ligne droite menant jusqu’à la bien nommée « place du triangle de l’amitié », que nous avons franchie ensemble, au terme de ce grand voyage dans l’inconnu.
La montée dans la fournaise estivale du grand col Ferret vendredi après-midi, l’ambiance « clubbing » du ravito de Trient à 2h du matin, la dernière ascension redoutable de la Flégère au petit matin samedi et la dernière descente interminable vers Chamonix resteront gravés comme autant de souvenirs indélébiles, dans mes quadriceps et ma mémoire.
Sans aucun doute dans mon Panthéon personnel, parmi mes plus beaux souvenirs sportifs !
Alors merci à Julien, à notre coach Jacky, et à tout le groupe MEGA qui m’aura soutenu, encouragé et porté vers Chamonix.
Dans la tête de chaque coureur, il y a des rêves peuplés d’arches de départ et de lignes d’arrivée mythiques.
La traversée des rues de Chamonix et l’arrivée sous l’arche de la place du Triangle de l’amitié en font indéniablement partie.
Oubliées les souffrances provoquées par un parcours exigeant, envolés les doutes sur ses propres capacités à être finisher lorsque nos quatre coureurs sont entrés dans Chamonix. Place à l’émotion, à une joie intense, au sentiment de vivre un instant magique, hors du temps….
C’est Ludo qui est entré le premier dans Chamonix, après seulement 6h37′ de course, frais, souriant, bref heureux comme un coureur qui a fait une belle balade en montagne !!!
C’est peu dire que Manu, 17′ plus tard, était ému, savourant chaque seconde de ces 300 derniers mètres, regrettant presque que cette dernière ligne droite ne soit pas un peu plus longue pour prolonger ce moment, dont l’intensité a dépassé ses rêves les plus fous…
Il l’a fait, même à court d’entraînement, Ju est arrivé au bout de ces 42 K mythiques, heureux et habité par le sentiment du devoir accompli. La bière de l’arrivée était attendue, il l’aura savourée comme rarement. 7h28′, un très joli chrono.
7h55′ d’abnégation, de courage, c’est grâce à son mental de guerrier que notre Fifou a franchi la ligne, le corps meurtri mais l’esprit animé par la fierté d’avoir participé à une course unique au monde.
Quel plaisir aussi de retrouver Gladys, dont la ferveur aura été un soutien précieux.
En résumé, un très joli week-end dans la capitale française de l’alpinisme pour nos quatre valeureux coureurs.
Non le titre ne fait pas référence à de la boxe, mais plutôt à l’actualité du week-end avec les trails sur lesquels nos athlètes MeGA étaient présents 😊
U.M pour Ultra Marin, 19ème édition du tour du Golfe du Morbihan avec un départ de Vannes le vendredi en fin de journée pour rallier cette même ville mais 177 km plus tard.
Zeb et moi nous y sommes retrouvés pour partager cette aventure hors du commun avec 1 600 autres camarades, et retrouver avec plaisir Nicolas Brunet (loin des yeux mais jamais loin du cœur). Une belle aventure collective, et de beaux moments partagés, la magie du sport !
Nicolas a du malheureusement abandonner au 130ème km pour blessure, dure loi de l’ultra avec son lot d’impondérables, mais préserver sa santé reste la priorité.
L’ami Zeb finit en 23h04 son périple, à une belle 2ème place de sa catégorie, encore une belle épreuve à son palmarès de distances XXXL ! Pour ma part je finis en 21h58, avec un top 100 au scratch obtenu de justesse (99ème !) sur les 1 020 finishers.
M.M.B
Le Marathon du Mont Blanc : une course mythique à laquelle nos 4 garçons (pleins d’avenir, évidemment) prenaient part pour franchir la ligne d’arrivée dans Chamonix. Ludovic Pierronnet, Emmanuel Giordana, Philippe de Brito et Julien Viallet ont relevé le défi avec brio (42 km et 2 540m de D+). A noter aussi Gladys Elena qui prenait part au format 10km.
Ludo finit en 6h37, suivi par Manu en 6h55, Julien en 7h28 et Fyfou en 7h55. Bravo à tous, 100% de finishers c’est toujours une belle marque !
10ème édition de l’UTCAM en ce week-end des 22 et 23 juin, avec deux coureurs MEGA au départ à Saint-Martin-Vésubie .
Maxence Fournier s’alignait sur le format 30K / 2.100 D+.
Malgré une concurrence féroce, de nombreux coureurs élite espagnols, italiens et français ayant fait le déplacement pour cette épreuve du circuit mondial SKY RACE, et des conditions climatiques éprouvantes, chaleur lourde au départ à 950 m d’altitude et froid et neige au sommet du Pépoïri à 2.600 mètres, il réussira une course magnifique de courage en bouclant sa ballade en montagne en moins de 4h45, à l’allure moyenne de 9,6 km/h… les spécialistes traileurs apprécieront la performance remarquable…du très grand Max malgré une absence totale de préparation spécifique !
Emmanuel GIORDANA prenait quant à lui le départ du 10K / 700 D+, très joli parcours avec une montée initiale jusqu’à la station de ski de La Colmiane et une redescente par une piste forestière jusqu’au pied du village de Saint-Martin-Vésubie, un village durement frappé par le tempête Alex en 2020.
Saint-Martin-Vésubie humilié, Saint-Martin-Vésubie martyrisé, mais Saint-Martin-Vésubie libéré pour saluer un à un les finishers remontant péniblement son artère principale, jusqu’à la place centrale.
Au final, une belle 4ème place en M3 venait agrémenter un très beau week-end de sport.
La date du samedi 22 juin était présente dans l’agenda de tous nos athlètes.
Quels que soient leurs groupes d’origine, tous devaient se rassembler au stade de Lagny pour le traditionnel barbecue annuel.
Cette année une belle initiative, la remise en avant du 100×400, ouvert à tous.
Cette course a permis à chacun et à chacune d’apporter sa pierre à l’édifice.
Puis de finir le dernier tour, ensemble afin de sceller cette belle et franche camaraderie!
Un apéritif et un barbecue sont venus prolonger ce beau moment de solidarité et d’amitié. Une pensée pour toutes celles et tous ceux n’ayant pu y assister ;-).
Pendant ce temps là du côté du Mercantour deux de nos traileurs émérites se préparaient pour leurs épreuves respectives de l’UTCAM du dimanche matin.
Un 10 km pour Emmanuel Giordana (en préparation du marathon du Mont Blanc le WE suivant!) et le format 30 km pour notre trésorier, Maxence Fournier.
Tous deux ont bien géré leurs courses respectives et sont finishers avec le sourire!
Dans le sud toujours mais du côté du Verdon c’est Aurélia Rondole qui représente le club lors du Raid des étoiles du Verdon.
Il s’agit d’un raid féminin multisports en équipe et sur plusieurs jours sur le principe des surprises (parcours, horaires, étapes sont découverts au fur et à mesure).
A St Maur avait lieu le championnat d’IDF du 5 000m féminin avec la présence de Louane et Noémi. Bien leur en a pris, Louane finissant vice-championne d’IDF en espoir sur la distance!
Meeting de Meaux le vendredi 14 juin, 800 / 1 500 / 3 000m comme distances étaient proposées. Franck Borderon et Rémi Agesilas étaient alignés sur le 3 000m, et on retrouvait aussi Louane et Noémie sur le 1500m !
Samedi 15 juin au grand trail du St Jacques by UTMB (format 80km et 3 200m de D+), les époux Rondole étaient alignés pour performer: Aurélia 3ème de sa catégorie d’âge, et Joël 2ème de la sienne!
Ce dimanche 9 juin avait lieu la 6ème édition du trail du pays de l’Ourcq, avec différents formats proposés: 12, 18 ou 35 km.
Cette année le 35 km est pour la première fois support du championnat IDF de trail, gage de la réputation de cette course sur le circuit francilien des trails.
Parmi les 400 coureurs engagés sur ce format, 3 athlètes de MEGA s’étaient donné rendez-vous pour pouvoir défendre les couleurs de notre club: Laurent VAUTRAIN, Jonathan LENORMAND et ma pomme. 1 athlète du groupe trail et deux du groupe route, pour former le meilleur des deux mondes!
Au final 3 finishers sous un beau soleil et même un improbable titre de champion régional de trail par catégorie (M2) pour moi car le 1er M2 de la course était non licencié!