Les championnats de France de 5K à Fréjus sous le signe de l’émotion pour notre unique représentant MEGA
Mes premiers championnats de France de 10K à Houilles en mars 2023 avaient eu la saveur exquise et inégalable d’une première fois.
Ceux de 5K organisés ce 26 octobre 2025 sur la base nature de Fréjus auront été marqués du sceau de l’émotion.
Si Fréjus est connue des touristes du monde entier pour ses arènes romaines et ses belles plages de sable blond, c’est pour moi bien plus que cela.
Fréjus c’est toute mon enfance.
Fréjus, c’est l’école élémentaire Lamartine, théâtre de mes premiers apprentissages de la lecture et de l’écriture.
Fréjus, c’est le collège Alphonse Karr où j’ai trainé durant quatre années mon adolescence languissante.
Fréjus, c’est le lycée Antoine de Saint-Exupéry, où je garais chaque matin mon 103 SP et d’où s’échappaient quelques fois mes rêves d’ailleurs.
Fréjus, c’est le rowing club de l’Argens, le club d’aviron tout proche de la base nature, où j’ai donné mes premiers coups de pelles (d’aviron).
Alors oui, c’est avec une émotion toute particulière que je suis revenu sur mes terres, épingler mon dossard 1366.
Une émotion décuplée par l’accueil que m’avait réservé mes parents la veille à Saint-Raphaël, avec leurs 86 et 89 printemps, et la présence sur le parcours de Cécile, ma plus fidèle supportrice.
L’amour parental est ainsi fait que mes parents nourrissaient en secret le fol espoir de me voir triompher de mes 399 concurrents, ignorant tout de la course à pied et du fossé qui existe entre les 15’48 » d’un Lahcene Fekih, flashé à plus de 19km/h, et mon modeste 18’37″….Un espoir évidemment rapidement douché par ma 190ème place…..
Et l’amour filial est ainsi fait que je n’ai pas osé leur avouer que le copieux repas de préparation qu’ils m’avaient concocté la veille au soir (« il faut que tu prennes des forces pour demain ») après le traditionnel pastis de bienvenue n’avait pas non plus aidé à la performance, pas plus que le puissant Bandol rouge généreusement servi par mon père…
Mais le chrono n’était évidemment ni l’essentiel ni l’objectif.
Ce que j’étais venu cherché à Fréjus, c’est le plaisir de faire rimer passion (de la course à pied) avec émotion (d’un retour aux sources) et le bonheur d’allier championnats de France et enfance.
Emmanuel GIORDANA

